|
Qu'on
ne s'y trompe pas, les derniers chiffres de notre économie
disent que la France des grandes réalisations industrielles
a fait place au désert des Tartares. Maintenu sous perfusion,
notre pays a hypothéqué son avenir en étalant
sur plusieurs générations le remboursement d'un
déficit abyssal. La communauté nationale vit donc
à crédit, et l'unique projet de société
sera demain pour nos enfants, de s'acquitter des dettes contractées
par des gouvernants insensés. Disons le tout net : la France
va mal, et sauf à lui donner enfin un projet fort et un
cap à tenir, notre pays continuera à s'enfoncer
dans une spirale de misère et de médiocrité
indignes. La
crédibilité des souverainistes se mesurera
directement à leur capacité de placer le redressement
de l'économie de la France au cur de leurs priorités.
Faute de faire des propositions sur ce problème majeur
qui nous disqualifie sur la scène internationale, nous
ne saurions durablement prétendre rendre à la France
la maîtrise de son destin sans restaurer d'abord sa faculté
à subvenir elle-même à ses propres besoins!
La place de la France dans
l'Europe justement. Les élections au parlement européen
de juin 2009 seront l'occasion pour nos concitoyens de dire quelle
Europe ils veulent. Pour sa part, "Debout La France l'Europe
en Mouvement" n'a jamais aussi bien porté son nom
qu'actuellement. Si la France du dedans va mal, la France du dehors
ne va pas tellement mieux, confrontée qu'elle est aux enjeux
d'une Europe aux contours étranges. Il importe donc de
saisir l'opportunité des européennes 2009 pour faire
entendre la voix des Français qui ont déjà
voté "NON" lors du référendum du
29 Mai 2005. Ceci ne pourra se faire si les souverainistes cette
fois encore, partent à la bataille en ordre dispersé.
S'il y'a effectivement péril de dissolution de l'identité
nationale dans une Europe concoctée par les fous de Bruxelles,
alors dans ce cas l'heure n'est plus aux blablattages stériles
et autres querelles de chappelle mais au front commun pour la
seule idée qui vaille et cette idée, c'est celle
d'une France souveraine dans une Europe forte. Plus clairement,
il est essentiel maintenant que les porteurs du "NON"
depuis le MPF de Ph. de Villiers à DLR de N. Dupont Aignan
en passant par le MRC de J.P. Chevènement s'unissent pour
présenter à cette échéance partout
dans nos régions des listes dont la chésion sera
gage de victoire pour les partisans du "NON" à
cette Europe informe et tentaculaire. On ne peut en effet dire
à la fois qu'il y'a péril en la demeure et mégoter
sur le style et la technique des pompiers appelés à
la rescousse pour éteindre l'incendie. Au moment où
le destin de la France va encore se jouer dans un scrutin à
un seul tour, il serait imbécile que les partisans de la
souveraineté nationale alignent des listes séparées
là où nos concitoyens ont besoin qu'on donne au
NON qu'ils vont exprimer, un levier franc et massif. C'est d'ailleurs
bien en transcendant ses clivages, que la résistance à
l'occupant nazi s'est organisée autour du Général
de Gaulle.
|