La
France est condamnée à la disparition par les partisans
d'une Europe supranationale, en tant que Nation, en tant que République
et même en tant que démocratie. La nouvelle étape
de ce démantèlement national et républicain méthodique
se présente comme la perspective de l'adoption d'une prétendue
" constitution européenne " qui rendrait caduque
notre constitution nationale. L'exécuteur en chef des basses
uvres européennes en France, Jacques Chirac, pratique
cette trahison nationale tout en s'étant revêtu sans
vergogne des habits de Président de la République, avec
le soutien de la droite et de la gauche fédéralistes
et tout particulièrement de celui des principaux responsables
du Parti Socialiste.
Cela explique qu'aujourd'hui encore une certaine proportion de nos
concitoyens n'aie pas suffisamment pris conscience du caractère
crucial de la situation de la France et de la nécessité
impérieuse de rejeter cette Europe de la finance mondialisée.
Pourtant la compréhension populaire progresse, notamment en
raison de la violente remise en cause actuelle de plus d'un siècle
de conquêtes sociales - certes accentuée avec un cynisme
et un dogmatisme plus arrogants encore par le gouvernement Raffarin,
mais déjà entreprise, au nom de l'Europe ultra-libérale
de Maastricht, par Lionel Jospin et ses prédécesseurs
de gauche comme de droite, que nous ne devons pas oublier.
Le mécontentement populaire et le travail de fond mené
en particulier par les forces républicaines et patriotiques
ont permis un premier succès : Jacques Chirac s'est vu obligé
de concéder un référendum sur la question de
la " constitution européenne ", référendum
dont il est évident qu'il ne voulait pas.
Le combat pour le triomphe du NON à cette constitution et,
pour le Comité Valmy, à toute idée de constitution
européenne, devient l'objectif essentiel que notre peuple doit
impérativement gagner à travers le rejet d'un super
Etat centralisé, d'un nouvel empire sous domination germano-américaine
dont les prémisses totalitaires se font déjà
sentir.
Le Comité Valmy a depuis longtemps proposé de construire
un rassemblement populaire majoritaire sur l'exemple de la Résistance,
de son Conseil National et du programme progressiste de celui-ci.
Le développement du combat pour le NON au référendum,
ainsi que les convergences qu'il met en évidence entre les
républicains et les patriotes de sensibilités diverses,
doit selon nous aider à ouvrir cette démarche d'Union
du Peuple de France. Trois axes solidaires : la souveraineté
populaire et nationale ; la République, son unité et
ses principes ; la question sociale enfin, doivent impérativement
servir de base à cette démarche de mobilisation populaire.
Le combat pour le NON au référendum est une étape
décisive que les forces populaires, républicaines et
patriotiques doivent saisir pour forger leur union vers la victoire.
Paris,
le 22 juillet 2004.