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Aout 2001 - Christian
Stryhanin communique :
L'assassinat
de François Santoni
confirme si besoin était, que la Corse est un département
où les lois de la république sont chaque jour bafouées.
Il faut beaucoup de mauvaise foi pour prétendre que la voie
de la négociation avec des bandes armées était
la seule possible.
Sur le fond toutefois,
la question fondamentale reste la suivante : au prétexte d'une
paix certes essentielle, est-il bien légitime de consentir
pour ce qui est tout de même un département français
un statut prévoyant l'adaptation de lois devenant à
géométrie variable des lors qu'on se trouverait en Corse
et non sur le continent ? Mais alors quid de la Bretagne, du Comté
de Nice ou du Duché de Savoie, du pays Basque demain ? Verra
t'on un jour le débarquement d'un corps de l'armée fédérale
européenne en Corse, sur le même mode d'intervention
que dans l'ex-fédération yougoslave ? Ou bien nos gouvernants
cohabitant depuis la gauche à la droite jusqu'à la connivence
auront-ils déjà abandonnés cette partie de notre
territoire national et sa population majoritairement désireuse
de rester attachée à la France ?
Terrorisme et
assassinats, chantage à la bombe et chantage tout court, racket
et omerta contre manipulation politique, c'est bel et bien une bataille
visant à détruire l'unité et la souveraineté
de la France qui est engagée.
C'est assez ,
assez de mensonges et de reculades, assez de conférences encagoulées
nocturnes, assez de fonctionnaires des forces de l'ordre humiliés
et de serviteurs de l'Etat qu'on assassine : il faut mettre un terme
aux agissements criminels d'une maffia mettant la Corse en coupe réglée.