Redéfinir
le souverainisme.
Il
faut que le projet de constitution européenne soit soumis à
débat et référendum dans chacun des Etats concernés.
Le défaut de consulter les peuples sur ce point fondamental de
leur souveraineté verrait se mettre en place des institutions
totalitaires issues de cercles sans légitimité populaire.
Les
euro-fédéralistes UMPS qui s'entendent comme larrons en
foire pour dépouiller la France de sa Constitution devront tôt
ou tard, rendre compte de leur trahison. Ces fossoyeurs de la mère
de nos lois renient la nation et ravalent l'homme au seul rang d'unité
économique. Pour eux, l'individu n'est qu'une marchandise interchangeable,
délocalisable et corvéable jusqu'à épuisement
du rendement de sa force de travail et de son capital consommation.
Notre conception en faveur d'une société de participation
est différente. Nous disons que seules les nations ont vocation
et mesure citoyenne.
Au-delà,
il faut redéfinir "le souverainisme", qu'il ne suffit pas de
décliner par " la capacité pour un peuple à décider
pour lui-même ". Les derniers chiffres de notre économie
disent en effet que la France des grandes réalisations industrielles
a fait place au désert des Tartares. Maintenu sous perfusion,
notre pays a hypothéqué son avenir en étalant sur
plusieurs générations le remboursement d'un déficit
abyssal. La communauté nationale vit donc à crédit,
et l'unique projet de société sera demain pour nos enfants,
de s'acquitter des dettes contractées par des gouvernants insensés.
Disons le tout net : la France va mal, et sauf à lui donner enfin
un projet fort et un cap à tenir, notre pays continuera à
s'enfoncer dans une spirale de misère et de médiocrité
indignes.
La
crédibilité des souverainistes se mesurera donc directement
à leur capacité de placer le redressement de l'économie
de la France au cur de leurs priorités. Faute de faire
des propositions sur ce problème majeur qui nous disqualifie
sur la scène internationale, nous ne saurions durablement prétendre
rendre à la France la maîtrise de son destin sans restaurer
d'abord sa faculté à subvenir elle-même à
ses propres besoins !
Christian Stryhanin