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Octobre 2003 - DLF
communique :
Intégrer
la Turquie? Et pourquoi pas la Russsie!
Malgré que plusieurs pays viennent de confirmer leurs préventions
contre l'Europe fédérale, le projet d'intégrer la Turquie sans consulter
les peuples d'Europe est toujours d'actualité. Mais où commence et où
finit l'Euroland ?
S'il s'agit d'une Europe géographique, alors on ne peut pas intégrer
les 97% de la Turquie situés sur le continent asiatique.
S'il s'agit d'une Europe économique, alors la règle donnant aux pays
à forte densité démographique le plus grand nombre de parlementaires
ferait vite de la Turquie le pivot de la politique européenne.
S'il s'agit d'une Europe de références historiques, culturelles et pourquoi
pas religieuses, là encore notre communauté aurait intérêt à privilégier
la Russie plutôt qu'un pays islamique susceptible de se radicaliser
demain.
S'il s'agit enfin d'une Europe stratégique, alors c'est à la Turquie
de dire si sa seule vocation est d'être le porte-avions des USA dans
cette région du monde.
S'il s'agit pourquoi pas d'une Europe de la solidarité, alors les pays
qui ont précisément la meilleure croissance économique son ceux qui
sont justement les plus réservés vis-à-vis de l'Europe. A l'inverse,
d'autres veulent le beurre et l'argent du beurre, en demandant leur
intégration avec un taux de chômage de 18% tout en équipant leurs armées
en matériel américain.
Détricoter tout ce qui a été fait jusqu'ici serait cependant, une grave
erreur. Le combat des souverainistes doit consister d'abord, à obtenir
que les traités adoptés sans réel débat démocratique soient révisés
de leurs dispositions contraires à la souveraineté des Etats. Expurgée
de ses commandements totalitaires, l'institution européenne suscitera
alors peut-être, un projet de large adhésion.
L'autre combat souverainiste réside dans leur capacité à mettre au cœur
de leurs priorités le redressement de la France, dont l'économie à la
dérive plombe l'avenir et les espoirs de plusieurs générations. A défaut
de se positionner sur ce terrain également, les souverainistes n'auront
pas plus de crédibilité qu'une France déjà disqualifiée sur la scène
internationale.
Debout la France